Frelons asiatiques

Nid

 

 

Frelons 2

 

 

Frelons

 
Connu pour s'attaquer aux abeilles, le frelon asiatique peut aussi s'en prendre à l'homme. Originaire de la région de Shanghaï (Chine), cette espèce invasive a été introduite en Aquitaine il y a plus de 10 ans, via l'importation de poteries chinoises. Et s'est répandue rapidement dans une grande partie de la France.

► Comment identifier un nid de frelons asiatiques ?
Pour différencier un frelon asiatique (Vespa velutina) d'un frelon occidental (Vespa crabro), il faut l'observer de près : ce qui n'est pas du tout recommandé. Il est plus petit que son congénère européen, il mesure entre 17 et 26 mm à l'âge adulte, contre 19 à 30 mm pour son cousin. De plus, son abdomen est noir, tandis que celui du frelon occidental est brun-roux. En outre, le frelon asiatique fixe souvent son nid en hauteur dans les arbres, ce qui n'est pas le cas du frelon européen.

► Quels sont les risques pour la santé ?
Le frelon asiatique aurait tué quatre Français depuis 2009. Ces cas exceptionnels auraient été provoqués par des complications consécutives aux piqûres tels que des réactions allergiques, des détresses respiratoires et des chocs cardiovasculaires très graves, précise le journal. Le venin des frelons asiatiques n'est pas plus toxique que celui des frelons européens. En revanche, sa piqûre est souvent plus douloureuse.

► En présence d'un nid de frelons, que faut-il faire ?
Il est impératif de ne surtout pas détruire seul un nid de frelons asiatique, car ils peuvent alors devenir agressifs, et c'est aussi le meilleur moyen de disséminer l'espèce encore plus largement. Appelez une société spécialisée.

► Contactez l'Inventaire du patrimoine naturel
Le fait de signaler la présence d'un nid permettra aux scientifiques de mieux connaître la répartition de cette espèce invasive, qui a déjà colonisé plus de 70 % du territoire national. Pour cela, il suffit de remplir un questionnaire en ligne.

► La sarracenia, plante tueuse de frelons asiatiques
L'an dernier, un jardinier botaniste travaillant au Jardin des plantes de Nantes, Christian Besson, a découvert par hasard une plante carnivore originaire d'Amérique du Nord, la sarracenia, qui bien qu'elle n'ait " jamais vu de frelons avant ", aurait développé avec le temps la capacité d'attirer et de manger cet insecte, devenu le fléau des apiculteurs.